Pour l'informatique naissante, la décennie 60 fut cvelle du remplacement des matériels mécanographiques à cartes par l'ordinateur. Une véritable fracture dans l'ordre établi ! La décennie 90 connaît une mutation tout aussi profonde.
Sur le plan économique, l'abandon des systèmes spécifiques à un constructeur au profit de solutions plus ouvertes, rétablit une réelle concurrence entre les fournisseurs et un vrai choix pour les utilisateurs.
Sur le plan technique, l'informatique distribuée se substitue au système centralisé. Elle déploie désormais un paysage de stations personnelles et de serveurs interagissant au sein d'un grand réseaux d'entreprise.
Cette double mutation économique et technique est à l'origine des déséquilibres actuels : mauvais résultats pour les uns, mirifiques pour les autres, chômage pour certaines catégories d'informaticiens, pénurie de spécialistes dans d'autres, alliances entre adversaires d'hier et nombreuses créations de groupements d'intérêts, baisse drastique des prix...
A ces perturbations tangiles qui font la une de la presse s'ajoute le malaise plus diffus des informaticiens. Spécialistes des technologies en place, ils doivent se remettre en question face à cette nouvelle conception de l'informatique.
L'utilisateur ne connaît pas ces états d'âme. Il a enregistré avec satisfaction la baisse constante des coûts des machines. Il apprécie le convivialité accrue des nouveaux outils, enfin mis à sa portée.
L'informatique s'intègre désormais dans son univers professionnel. Il est prêt à en accueillir tous les progrès futurs, dès lors qu'ils faciliteront plus encore cette intégration.