Dictionnaire d'informatique Anglais-Français

1970 - Masson - 139 pages - FR, EN



Dictionnaire d'informatique Anglais-Français
Le vocabulaire de l'informatique n'échappe que difficilement à l'influence de l'anglais, mais s'il est vrai que hardware, software, time sharing et d'autres termes se sont imposés, on doit aussi à la vérité de dire qu'un bien plus grand nombre d'autres termes ont un équivalent en français. Il convient d'ailleurs de signaler à cet égard que, contrairement à une opinion assez répandue, la terminologie ne varie pas considérablement d'un constructeur à l'autre, ce qui prouve l'existence d'un fonds de vocabulaire commun dont le recensement s'imposait.
Le présent ouvrage renferme la majorité des termes utilisés dans les différents aspects du traitement de l'information, notamment la programmation et le matériel (matériel de préparation, matériel classique à cartes perforées, ordinateur, périphériques, matériel de façonnage, etc.), à l'exclusion des termes d'électronique pure qui servent dans la conception des ordinateurs mais n'appartiennent pas en propre à l'informatique.
Pour mener à bien notre tâche, nous avons puisé notre matière à la source, c'est-à-dire dans la langue vivante : documentation des constructeurs, revues spécialisées, ouvrages sur l'informatique. Nous nous sommes efforcés de tenir compte de l'usage en l'infléchissant parfois quand cela paraissait souhaitable. Cet ouvrage n'est donc pas une simple compilation mais le reflet du vocabulaire actuel.
Tout ouvrage de ce genre, a fortiori dans un domaine en constante évolution, comporte inévitablement des lacunes et ne peut être exempt d'imperfections aussi accueillerons-nous avec le plus grand intérêt les suggestions qu'il appellera de la part de ses utilisateurs.

Dictionnaire d'informatique Anglais-Français
Michel Ginguay, né le 16 janvier 1934 à Courbevoie (92 ) débute sa carrière de traducteur dans la construction navale au milieu des années cinquante.

Interprète militaire et diplômé de la Chambre de Commerce Britannique il travaille ensuite comme traducteur chez IBM, General Electric, Bull dans les années soixante et devient traducteur indépendant en 1971. Il collabore activement de 1963 à 1972 aux révisions des dictionnaires HARRAP.

Confronté à des difficultés de traductions dans le domaine informatique, alors embryonnaire, il décide de préparer un projet de dictionnaire d'informatique en notant tous les termes repérés dans de la documentation technique, les revues spécialisées et les textes à traduire liés à ce domaine.

En 1969 il convainc les éditions Masson de l'intérêt d'un dictionnaire Anglais-Français pour les professionnels.

En janvier 1970 les Editions Masson publient le premier dictionnaire d’informatique Anglais-Français en France. Le succès incite les éditions Masson à publier une version Français-Anglais, Anglais-Espagnol et Anglais-Italien.

Dans les années quatre-vingt et quatre-vingt dix, la presse spécialisée en France, au Canada, en Angleterre et aux Pays-bas, considère « le Ginguay » comme étant devenu « la référence incontournable » et l'auteur comme le lexicographe « leader dans le domaine de la terminologie informatique, orfèvre en matière de traduction des termes informatiques ».

Le Secrétariat d’Etat du Canada, direction de la Terminologie, s’inspire de ses travaux et lui propose une collaboration. La Présidente de la Société des Traducteurs du Québec l'informe en 1979 de « la large part qu'occupent ses travaux dans les recherches des terminologues et traducteurs du Canada »

Il collabore, pour la traduction, avec l'agence spatiale Européenne aux Pays-Bas.

En 1984 paraîtra une version Canadienne en un volume Anglais-Français et Français-Anglais.

Face à ce succès son éditeur est confronté entre 1985 et 1990 à deux contrefaçons massives du dictionnaire Anglais-Français : la Cour d'Appel de Paris condamnera les auteurs en ordonnant notamment une publication dans la presse.

En 1990 il accepte une interview rédigée en anglais dans une revue « Language and Technology » dans laquelle il explique son parcours et ses prévisions en matière d'évolution des dictionnaires.

En 1999 il prend sa retraite, la 12 ème édition de « l’Anglais-Français » est publiée désormais par l’éditeur DUNOD.

Entre 1999 et 2004 il donne quelques conférences à Ecole Supérieure d’Interprètes et de Traducteurs de Paris -ESIT . En 2004 le dictionnaire Anglais-Français est cité comme un ouvrage de référence dans une thèse soutenue par B. Orliac auprès de l’Université de Montréal.

En février 2005 sort la 14 ème et dernière édition de « l’Anglais-Français ».

En 2006 l’Université de Montréal cite la 14ème édition dans un guide, elle figure aussi dans une liste de son « Observatoire de Linguistique »

Le 16 Janvier 2010, pour les 40 ans de l’édition de son premier dictionnaire son parcours dont les travaux ont marqué pendant quasiment trois décennies la terminologie informatique, est retracé au Musée de l’Informatique.

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